Vous est-il déjà arrivé de déverrouiller votre cellulaire pour lire vos courriels et de réaliser que vous aviez fureté pendant 10 minutes sur Facebook sans même vous en rendre compte ? Vous êtes loin d’être seuls. Les réseaux sociaux semblent créer une dynamique qui fait qu’on y retourne constamment et de plus en plus souvent.

Une étude publiée dans le journal Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking révèle que la simple vue du logo de Facebook peut procurer un sentiment de plaisir. Et cette étincelle déclencherait un besoin irrépressible d’aller sur le site et même de partager sans limites de l’information sur les réseaux sociaux.

On a présenté dans cette étude une image Facebook à certains participants et une image anonyme aux autres, le tout suivi d’un symbole chinois. Les usagers du réseau social ont mieux apprécié le symbole chinois que les autres, car celui-ci suivait directement une image Facebook. « Les gens découvrent le sentiment réconfortant que procure Facebook », affirme Allison Eden, Ph. D., co-auteure et professeure adjointe du département de communications de l’Université du Michigan. « Tout élément qui se rapporte à Facebook peut suffire à faire renaître cette association positive. »

Cet effet stimulant de Facebook sur votre cerveau pourrait entraîner un usage croissant de l’application et donnerait la preuve de l’existence d’une accoutumance avec Facebook.
Et ce n’est pas tout. En deuxième partie de leur étude, les chercheurs ont découvert sans trop de surprise que les gens qui utilisaient le plus Facebook étaient également ceux qui en dépendaient le plus.

Mais pourquoi l’utilisons-nous autant ? Il semblerait au départ que ce soit par ennui et parce qu’on emploie son cellulaire pour se distraire. Ce qui nous entraîne directement sur Facebook par automatisme. « Le déclencheur interne est l’ennui, le déclencheur externe est l’apparition sur le téléphone d’alertes sous forme d’une icône chaque fois que quelqu’un affiche en ligne et vous invite à consulter Facebook », précise Nir Eyal dans le magazine Business Insider. Nir est l’auteur d’un livre sur la cyberdépendance, Hooked: How to Build Habit-Forming Products.

Puis un beau jour, il n’y a plus besoin d’ennui ni d’alerte pour vous faire revenir sur Facebook, précise Nir Eyal. Le seul fait d’afficher en ligne ou d’envoyer un message entraîne une réponse qui vous ramène directement sur le site. Et cela devient vite une habitude. On ouvre Facebook machinalement pour se distraire du travail ou pour combler les 45 secondes d’attente en ligne. Regardez plutôt ces quelques choses créatives que vous pouvez accomplir en cinq minutes.

Et comme c’est le cas pour quantité d’habitudes, il se peut que vous ayez de la difficulté à vous libérer de Facebook. On essaie de le laisser tomber et on y retourne par distraction (car il s’agit bien d’une habitude). Ces multiples échecs peuvent créer un sentiment de culpabilité qui vous y ramène pour trouver du réconfort, nous dit Allison Eden. Il n’est pas nécessaire de quitter tous les réseaux sociaux à jamais – l’utilisation de Facebook augmenterait la longévité ! – bien qu’une pause pourrait avoir des effets bénéfiques. Allison Eden suggère de retirer la page d’accueil de Facebook de votre téléphone pour la garder loin du regard et de la pensée. Choisissez votre propre dynamique parmi celles qui vous sont proposées afin d’établir une relation équilibrée avec les réseaux sociaux.

(source)

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