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Développement personnel, et si on commençait par soi-même ?

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 » Hier, j’étais intelligent et je voulais changer le monde. Aujourd’hui, je suis sage et je me change moi-même. « 

Djalâl Al-Dîn Rûmi

Penser à soi, se préoccuper de son bien-être, accepter de se faire du bien ne sonne pas toujours comme une évidence. Dans nos sociétés où l’image que l’on renvoie aux autres est primordiale, il peut s’avérer parfois mal vu de se concentrer sur soi, sans se faire taxer d’égoïste.

Mais pourquoi est-ce que l’on se croit égoïste si l’on pense d’abord à soi ?

Il s’agit d’une croyance qui provient essentiellement de notre éducation certes, mais qui est aussi profondément ancrée en nous.

Cette croyance provient de notre éducation : Un enfant qui refuse de partager son jouet est contraint à le faire pour qu’on l’aime, ainsi nait en lui un déchirement entre sa volonté de garder son jouet pour lui tout seul et l’impératif de conserver l’amour de sa mère. On lui dit clairement qu’il ne peut avoir les deux. S’il s’obstine à vouloir garder son jouet, on s’arrange pour le culpabiliser. S’il cède et partage, pour gagner l’amour des autres, il se sera détourné de ses propres besoins, qu’il apprendra peu à peu à délaisser.

Une telle croyance s’enracine en nous tellement qu’elle détermine nos pensées et donc nos comportements. Faire passer les autres avant soi pour se faire aimer, pour se faire accepter par son entourage, pour soulager sa conscience, se dire que l’on est une bonne personne. Et si on ne le fait pas, l’insécurité, l’inconfort et la culpabilité surgissent.

Il ne s’agit pas ici de refuser, encore moins de dénigrer le fait d’être dans le partage, dans le don et dans la bienveillance par rapport aux autres. Il s’agit simplement de le faire de manière sincère, efficace, saine et durable.

Quand est on est dans un mal être, il nous est très difficile d’être au service des autres. Si on le fait, on devra se faire violence à soi-même, on s’efforce même à offrir un sourire, à offrir une écoute ou à donner de son temps. Quand on est dans un mal être, notre don ne peut pas être authentique, il est faux, il est artificiel. Quand on partage juste pour se donner bonne conscience, la personne qui reçoit sentira que quelque chose sonne faux et que la sincérité n’y est pas vraiment.

Une mère qui est mal dans sa peau ne pourra pas offrir de son temps à ses enfants parce que, dans le meilleur des cas, elle aura l’esprit ailleurs et dans le pire des cas, elle passera sa frustration sur eux. Socialement, du moment qu’elle est présente la plupart du temps à leur côté, elle aura rempli son rôle. Mais quelle est la qualité de cette présence ? Aura-t-elle véritablement assouvi leur besoin d’amour ? Les enfants ont autant besoin d’amour que de nourriture pour se développer. Encore faut-il que cet amour soit vrai et il ne peut être vrai que si la mère commence par s’aimer elle-même. Les enfants n’ont pas tant besoin que leurs parents se sacrifient pour eux, ils ont besoin du bien-être de leurs parents. Un bien-être durable et communicatif.

Ceci vaut pour les relations entre enfants et parents, mais aussi pour toute relation humaine. Lorsque l’on est bien dans sa peau, on arrive à communiquer ce bien-être aux autres. Lorsqu’on est soi-même malheureux, nos penchants agressifs prennent rapidement le dessus, même vis-à-vis de ceux qui nous sont les plus chers.

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