Home Coaching Et si nous étions la somme de nos propres choix ?

Et si nous étions la somme de nos propres choix ?

9 min read
0
0
307

« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être, mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre »

Marc Aurèle

« Je n’ai pas le choix ! » Combien de fois avons-nous entendu et probablement dit cette phrase. On peut effectivement décider que l’on n’a pas le choix, que l’on est la plupart du temps sous pression que les évènements nous submergent. On peut même décider d’y croire avec toutes ses forces. D’en être tellement convaincu que ça devient notre propre réalité. Une réalité faite d’une lutte perpétuelle, d’un combat de tous les jours, de tous les instants. Une réalité constellée de plaintes, de gémissements, de « combien c’était mieux avant ».

On s’installe alors confortablement dans le rôle de la victime et on pointe les coupables. Naturellement, ils sont tout trouvés. L’État et ses démembrements, les voisins et leur impolitesse, l’éducation boiteuse qu’on a reçu (nos parents ont fait de nous des êtres trop gentils, parce que les méchants, c’est forcément les autres).

Et ainsi, on passe des années à être profondément convaincus que le choix ne nous appartient pas. Et naturellement, la vie prend soin de nous conforter dans nos convictions en nous démontrant jour après jour que ce n’est pas nous qui décidons.

C’est vrai que c’est loin d’être facile et que trop souvent nous sommes rattrapés par nos peurs qui peuvent s’avérer sclérosantes face à certains choix. Parfois on ne nous a pas habitués à choisir, on l’a fait pour nous, avec la plus belle intension du monde. Je choisis pour toi parce que je connais la vie mieux que toi, dirait ce père, parce que j’ai plus d’expérience et que cette filière a plus de perspective d’embauche.

Résultat des courses, nous nous déresponsabilisons et arrivons à un tournant de nos vies où, face à plus d’une alternative, nous nous retrouvons paralysés. Et notre vie devient alors la somme des choix des autres et paradoxalement nous nous acharnons à défendre à cors et à cri ce choix, non pas seulement face aux autres, mais fatalement face à nous-mêmes.

On en vient alors à regarder passer ses ans, à voir défiler le film de sa vie en se disant que c’est trop tard, que l’on est né sous la mauvaise étoile et que c’est ainsi. On peut prendre ses airs coincés d’adulte et se dire que la vie est dure et plus vite on le comprend, moins grande sera la désillusion. Et puis naturellement, dans notre rôle d’éducateur plein de bonne volonté, on passe l’information à qui veut l’entendre. On prend sur soi la responsabilité de la transmettre cette vision aux plus jeunes, aux moins expérimentés, à ceux qui ont encore la tête dans les nuages, qui se bercent d’illusion et veulent changer le monde, afin qu’ils sachent le plus tôt possible à quoi s’en tenir et qu’ils ne répètent pas nos propres erreurs.

On est alors loin d’envisager que ceux qui reçoivent ce message peuvent néanmoins emprunter d’autres chemins, que d’autres voies s’offrent à eux et qu’ils peuvent décider de ne pas s’enfermer dans cette réalité que nous leur servons. 

Ils peuvent arborer d’autres sentiers moins abrupts et moins surtout moins fatalistes. Ils peuvent décider que leurs choix peuvent la plupart du temps leur appartenir. Choisir son métier, son partenaire en toute connaissance de cause. Risque-t-on ici de faire le mauvais choix ? Incontestablement. En coaching, on nous suggère, lorsqu’on est face à un choix difficile de prendre la peine d’écrire tous les points forts de chaque choix, mais aussi les points qui nous conviennent le moins et laisser les choses murir. Ne pas prendre de décision tout de suite, mais mettre cette liste dans un tiroir et y revenir pour la compléter. Et là, si on arrive à lâcher prise par rapport à cette décision, le choix s’offrira à nous comme une évidence.

Naturellement, ceci n’est pas facile. Il ne s’agit pas d’une potion magique à appliquer. Nous sommes des êtres d’une complexité incroyable.

Mais si on change de perspective, si l’on intègre le fait que « la vie ne nous laissera jamais tomber que chaque étape que l’on franchit » est un pallier qui nous fait grandir, nous n’aurions peut-être plus autant peur de choisir, parce que quel que soit le chemin qui s’offre à nous, nous auront la certitude qu’il nous apprendra à mieux nous connaitre.

Load More Related Articles
Load More By Dhouha Atallah
Load More In Coaching

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Check Also

Développement personnel, et si on commençait par soi-même ?

 » Hier, j’étais intelligent et je voulais changer le monde. Aujourd’hui, je s…